En pleine Guerre froide, le Royaume-Uni planchait sur un système de défense aussi audacieux qu’absurde : des mines nucléaires enterrées en Allemagne de l’Ouest, prêtes à exploser en cas d’invasion soviétique. Baptisé Blue Peacock, ce projet prévoyait des bombes de 10 kilotonnes, déclenchables par minuterie, fil ou mouvement suspect. Mais un détail technique posait problème : comment éviter que l’électronique ne gèle sous terre ? Enfermer des poulets vivants dans les mines pour les réchauffer avec leur chaleur corporelle.
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Des poulets ? Une idée bien trop sérieuse
En 1957, l’armée commanda dix de ces engins, officiellement appelés unités d’alimentation atomique pour troupes sur le terrain. Chaque mine, étanche et lourde de sept tonnes, devait résister aux intempéries. Plutôt que des isolants classiques, des ingénieurs suggérèrent d’y placer des volailles avec de la nourriture et de l’eau. Leur métabolisme aurait maintenu les circuits électroniques à température pendant une semaine. Les archives déclassifiées en 2004 confirment que cette proposition n’était pas une blague, de quoi révolter les associations animales.

Une logique militaire déroutante
À l’époque, les options pour chauffer des mines enterrées étaient limitées. Les couvertures isolantes semblaient trop peu fiables. Les poulets, en revanche, offraient une solution bon marché et autonome…. Si l’histoire militaire regorge de projets étranges, des poulets gardiens de bombes atomiques reste l’un des plus mémorables, mélange de génie ou pure folie pour gagner la guerre.

Heureusement, la raison a fini par l’emporter, le projet fut abandonné en 1958, quand quelqu’un réalisa qu’irradier le sol allié n’était peut-être pas la meilleure idée. Les volailles furent épargnés. Faites l’amour pas la guerre ! Et si vous voulez offrir un casque à vos poules, voici ou en trouver.
Si les poulets nucléaires de Blue Peacock vous semblent sortis d’un cauchemar, sachez que l’humanité a souvent flirté avec l’étrange. Prenez l’histoire de Joan Wytte, une Anglaise morte en 1813, mais enterree seulement en 1998 après plus d’un siècle et demi passée… Une preuve que la frontière entre insolite et macabre est parfois bien ténue. Pour les amateurs de récits glaçants, son histoire complète est à découvrir ici.



