Au cœur de la Bulgarie, une silhouette colorée émerge entre les maisons classiques. Lenta ne ressemble à rien de connu. Elle s’enroule, s’étire, et semble prête à s’échapper à tout moment. Conçue en 2008, cette folie architecturale signée Simeon Simeonov n’a ni angles droits ni lignes droites. Juste une invitation à entrer dans un monde où les murs dansent.

L’art de vivre en rond
Lenta n’est pas seulement une maison. C’est une expérience. Cinq niveaux enroulés comme une coquille, des bandes vives qui rappellent les rayures d’un escargot géant, et des détails si surprenants qu’on se demande si l’architecte n’a pas glissé une dose de magie dans les plans. Ici, tout est courbe, même l’air qui circule. Les radiateurs ? Ils se cachent dans les yeux de la façade, comme un clin d’oeil malicieux à ceux qui osent regarder de plus près.

Construit avec des matériaux écoresponsables, ce lieu attire les curieux bien au-delà du quartier. Les passants s’arrêtent, les enfants pointent du doigt, et les voisins ont dû s’habituer à vivre à côté d’une star. Car Lenta ne passe pas inaperçue.
À l’intérieur, la vie suit le rythme des spirales. Les pièces s’enchaînent sans heurt, les fenêtres épousent les courbes, et chaque recoin raconte une histoire.
Un défi au quotidien
Vivre dans Lenta, c’est accepter de perdre ses repères. Les murs ne sont pas droits, les perspectives jouent avec l’esprit, et chaque jour apporte son lot de surprises. Où range-t-on ses affaires dans une maison sans coins ? Comment décore-t-on des murs ?
L’architecte, Simeon Simeonov, a voulu plus qu’un toit. Il a créé un symbole.
Préférez-vous vivre dans une maison en forme d’escargot ou dans une maison enclavée de San Dorligo, qui vit en équilibre, un pied dans la Slovénie, l’autre en Italie. Le choix est cornélien… ou simplement une question de goût pour l’absurde.



