Et si Linux devenait enfin le paradis des gamers ? Avec la sortie de Wine 11, la compatibilité des jeux Windows sur Linux prend un nouveau tournant. Entre le support officiel du mode WoW64, des améliorations graphiques et une latence réduite, cette mise à jour promet de rendre l’expérience encore plus fluide y compris sur SteamOS et le Steam Deck. Alors, prêt à dire adieu à Windows pour de bon ?
SOMMAIRE
WoW64 enfin supporté : Linux fait mieux que Windows sur les vieux jeux
La grosse nouveauté de Wine 11, c’est la prise en charge officielle du mode WoW64, qui permet d’exécuter des applications 32 bits… et même 16 bits ! Un comble quand on sait que Windows, lui, a abandonné le support natif des logiciels 16 bits depuis longtemps. Résultat : Linux se positionne comme la plateforme la plus rétro-compatible du marché. Pour les nostalgiques des jeux DOS ou des perles des années 90, c’est une révolution. Fini les machines virtuelles ou les émulateurs bancals : vos vieux Duke Nukem et Command & Conquer pourraient bien tourner comme jamais.
Mais ce n’est pas tout. Wine 11 introduit aussi le support des modules noyau NTsync, une fonctionnalité qui émule les primitives de synchronisation de Windows NT. Traduction : moins de latence, surtout pour les jeux gourmands en ressources. Une aubaine pour les joueurs compétitifs ou les fans de simulations exigeantes.
Wayland et plein écran exclusif : des améliorations qui changent la donne
Côté affichage, Wine 11 apporte son lot de bonnes surprises. Le protocole Wayland, souvent critiqué pour ses lacunes en gaming, bénéficie désormais d’un meilleur support des fenêtres « formées et colorées », ainsi que d’un presse-papiers fonctionnel. Les entrées clavier/souris sont aussi optimisées, ce qui devrait ravir les utilisateurs de distributions modernes comme Fedora ou Ubuntu.
Autre avancée majeure : le mode plein écran exclusif est enfin mieux géré. Une fonctionnalité cruciale pour les jeux anciens, qui refusaient parfois de s’afficher correctement sous Linux. Couplé à des améliorations dans la gestion du Direct3D (D3D), Wine 11 promet une expérience plus proche de celle de Windows sans les tracas des mises à jour forcées ou des télémetries intrusives.
Proton et SteamOS : les bénéfices en cascade
Si Wine 11 est une excellente nouvelle pour les utilisateurs de Linux « pur », son impact sera encore plus visible sur SteamOS et le Steam Deck. Pourquoi ? Parce que Proton, la couche de compatibilité de Valve, repose en grande partie sur Wine. Moins de bugs, de meilleures performances, et une compatibilité élargie : cette mise à jour arrive à point nommé, alors que Valve prépare le retour des Steam Machines en 2026.
Pour les possesseurs de Steam Deck, cela signifie :
- Moins de crashs sur les jeux Windows non optimisés.
- Une latence réduite, surtout sur les titres compétitifs comme Counter-Strike 2 ou Fortnite.
- Un support étendu pour les jeux utilisant des technologies Microsoft (DirectX, XInput, etc.).
Bref, Wine 11 pourrait bien être le déclic qui pousse davantage de joueurs à adopter Linux comme OS principal.
Linux, l’alternative crédible face à Windows ?
Alors que Microsoft multiplie les décisions impopulaires (publicités dans le menu Démarrer, comptes en ligne obligatoires, etc.), Linux gagne du terrain. Avec des outils comme Wine et Proton, la barrière technique s’amenuise. Et quand on voit des performances parfois supérieures à celles de Windows notamment sur des configurations matérielles modestes, la tentation est grande.
Reste une question : Wine 12 parviendra-t-il à convaincre les derniers réticents ? Une chose est sûre : avec des mises à jour aussi régulières et impactantes, Linux n’a jamais été aussi proche de devenir une plateforme gaming grand public.
Le mot de la fin : et si 2026 était l’année du gaming sur Linux ? Entre les progrès de Wine, l’engouement pour le Steam Deck et les déboires de Windows, les étoiles semblent s’aligner pour Linux. Alors, prêt à franchir le pas ? Votre prochaine session gaming pourrait bien se passer… sans Windows.
