Dreadmyst : Le MMORPG rétro façon World of Warcraft

Un MMORPG gratuit, développé par un seul homme, explose sur Steam avec 5 900 joueurs simultanés. Dreadmyst promet de ressusciter l’âme des classiques des années 2000 façon WOW (World of Warcraft), mais derrière son succès se cachent des controverses qui pourraient tout faire basculer. Plongée dans un univers où la nostalgie est bel est bien présente.

dreadmyst

Un lancement surprise, entre succès et polémiques

Dreadmyst a débarqué sur Steam le 9 janvier 2026 comme une bombe. En quelques heures, ce MMORPG gratuit en vue isométrique a séduit 5 915 joueurs, affichant un taux de satisfaction de 74 %.

Son secret ? Un mélange explosif de gameplay old-school, de combats tactiques et d’une promesse rare : zéro microtransactions, zéro contenu payant. Quatre classes (Paladin, Mage, Chasseur, Clerc), des donjons en groupe, des arènes PvP et un moteur ultra-léger capable de tourner sur presque n’importe quel PC. De quoi faire rêver les fans de WoW Classic ou de Ragnarok Online.

Le jeu, développé par un seul passionné, mise sur une expérience épurée, sans fioritures. Les joueurs saluent sa réactivité, son équilibrage soigné et son ambiance rétro qui rappelle les grands noms des années 2000.

Mais très vite, des problèmes surgissent. Des accusations de vol d’assets (des icônes et sons empruntés à Aion sans autorisation) et l’absence totale de conditions d’utilisation ou de politique de confidentialité jettent une ombre sur ce projet.

Pire, le développeur, connu sous le pseudonyme Xjum, serait lié à Gummy52, un nom infâme dans la communauté pour avoir fermé brutalement un serveur privé WoW après un conflit avec Blizzard. Certains joueurs dénoncent même des tentatives de manipulation des avis sur Reddit pour étouffer les critiques. Un cocktail détonant qui soulève de nombreuses questions.

Dreadmyst combat

Un hommage aux MMORPG d’antan

Dreadmyst se présente comme un hommage aux jeux des années 2000, avec un système de combat au tour par tour, des donjons exigeants et une direction artistique minimaliste. Les puristes adorent son côté « 16-bit WoW », ses mécaniques épurées et son absence de pay-to-win. Le jeu mise tout sur le gameplay pur, sans se perdre dans des graphismes à couper le souffle ou des systèmes de monétisation agressifs. Pour beaucoup, c’est une bouffée d’air frais dans un paysage dominé par les free-to-play gourmands.

Mais cette simplicité apparente cache des failles inquiétantes. L’absence de protection juridique pose un sérieux problème, surtout quand le jeu exige la création d’un compte tiers pour y jouer. Les accusations de plagiat, elles, sont étayées par des comparaisons flagrantes avec des assets d’Aion, un MMO sorti en 2008. Sans réponse claire du développeur, ces polémiques risquent de ternir durablement l’image du jeu.

La communauté est divisée. D’un côté, les défenseurs du jeu louent son accessibilité, son système de classes équilibré et son ambiance nostalgique. De l’autre, les sceptiques pointent du doigt son manque de transparence et ses risques juridiques. Un débat qui promet de faire rage, surtout avec la dernière mise à jour du 17 janvier, initialement prévue pour apporter un nouveau donjon et un système d’artisanat inspiré de Diablo 2.

Dreadmyst ville

Reportée de quelques jours pour peaufiner le contenu, cette mise à jour devait marquer un tournant. Elle introduit finalement un nouveau donjon de groupe et les prémices d’un système de craft permettant de combiner des objets pour en créer de plus puissants, une mécanique qui rappelle Diablo 2.

Faut-il sauter dans l’arène ?

Si vous êtes à la recherche d’un MMORPG old-school, technique et sans compromis, Dreadmyst vaut le détour. Son gameplay crisp, ses donjons challengeants et son ambiance rétro en font une pépite pour les puristes. Dreadmyst offre aussi une expérience unique, sans cash shop ni contenu payant, où le talent prime sur le portefeuille.

Dreadmyst ville sable

Dreadmyst est un OVNI dans le paysage des MMORPG : ambitieux, techniquement abouti, mais miné par des choix discutables. À tester si vous aimez les défis et la nostalgie.

En attendant, vous pouvez toujours vous lancez dans Arc Raiders en suivant le guide pour éviter le PVP.